ACORAM
LE HAVRE |
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Président CF(R) Philippe MAGRIT
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C'est avec beaucoup de tristesse, et une forte émotion, que nous vous faisons part du décès du Commandant Gérard VANDEVELDE, notre Camarade, notre Ami, notre Président. Il nous a quitté dans la nuit du 2 au 3 mai ... Gérard est resté conscient jusqu'au bout, droit dans la douleur et heureux d'avoir pu vivre de nombreux instants d'amitiés au sein des associations pour lesquelles il s'est donné, avec un attachement très particulier pour l'ACORAM. Registre des Marques de sympathie Tous les Paquebots du Monde, Le monde de la Mer et des bateaux vu par un acoramien d'honneur: Mélissent La Mer
en Fête – Salon des Métiers Portuaires et de la Mer La Section du Havre de l’Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale (ACORAM) a partagé avec un certain nombre d’associations Havraises à vocation maritime, le stand érigé à l’instigation du Groupe de l’Estuaire de la Seine de l’Institut Français de la Mer, dans le cadre au Havre de la « Mer en Fête » et du salon des « Métiers Portuaires et de la Mer », les 4 et 5 septembre 2004. Les Officiers de Réserve ou honoraires suivants :, CF (H) Pierre AYMERIC, EV1 (H) Bernard CADILHAC, CF (H) Denys CARDON, CF® Philippe MAGRIT, CF® Pascal POTREL, CV (H) Jean Pierre ROBICHON ainsi que le Premier Maître de réserve Guillaume RUEDA et le Maître de réserve Christian PETERSON, Délégué Régional Normandie de la FAMMAC, ont assuré les permanences sur stand.
De Gauche à droite : Sylvain HAMON, Guillaume RUEDA, Denys CARDON, Pierre AYMERIC Les panneaux d’affichage ont permis de présenter la Marine Nationale, entre autres avec les magnifiques photos du Porte avions « Charles de Gaulle » de Guillaume RUEDA, ainsi que l’état d’avancement du futur BCP « MISTRAL » dont la Ville du Havre a accepté d’être la marraine. Cet affichage a été complété par 2 diaporamas, l’un sur la construction du BCP « MISTRAL » réalisé par Philippe MAGRIT, l’autre sur les différents navires de la Marine Nationale réalisé par Pierre AYMERIC. Tout au long de ces 2 journées, le public d’origine très diverse s’est vivement intéressé à la présentation de la Marine Nationale, et les officiers ou officiers mariniers assurant les permanences ont fait l’objet de nombreuses questions sur les carrières de la Marine Nationale, à tous les niveaux, ainsi que sur la Préparation Militaire Marine. Toute la documentation disponible a été distribuée. Nous avons aussi bénéficié de la présence de Sylvain HAMON, membre de l’IFM et Sous Officier de Réserve de la Gendarmerie Maritime, qui a été en mesure de répondre aux questions relatives à cette spécialité. Nous remercions le Commandant de Marine Le Havre de nous avoir autorisés à revêtir l’uniforme pendant ces journées au cours desquelles l’ACORAM a contribué à l’engagement qu’elle s’est fixée de participer aux manifestations locales et régionales afin de maintenir et de développer le lien Armées-Nation.
Entourant Madame Chantal SAYARET , Présidente de la Section IFM Val de Seine : Sylvain HAMON, Guillaume RUEDA, Denys CARDON, Pierre AYMERIC
CF (H) Pierre AYMERIC Coordinateur IFM pour la tenue du stand des Associations Havraises à vocation maritime
LA SECTION ACORAM LE HAVRE à DEAUVILLE Souvenirs du mont Canisy par le C.F. Valetoux ® Dimanche 2 mai 2004 après midi, la section havraise de l’Acoram, pilotée par son président le C.F ®. Philippe. MAGRIT se rendait «de l’autre coté de l’eau», suivant l’expression locale, pour visiter dans l’arrière pays de Deauville le site du Mont Canisy. Culminant à 111mètres d’altitude, l’endroit est un vrai nid d’aigle dominant la baie de Seine. Cette position privilégiée a, de tout temps, valu au site une présence militaire et les impressionnants vestiges des fortifications allemandes de la dernière guerre en soulignent la valeur stratégique.
Accueilli par les membres de l’association «Les amis du Mont Canisy», qui réhabilitent bénévolement le site depuis 1986, la section a été aimablement guidée par M. Jean Laurent, son trésorier, dont l’érudition et la passion ont conquis l’auditoire, stupéfait par le formidable travail de mise en valeur du parc et des ouvrages. Après une rapide mise en perspective régionale, M. Laurent dressa un historique succinct des lieux. Le mont Canisy, haut lieu de l’histoire militaire normande
En décembre 1772, de Lauragais, complètement endetté, vend sa propriété, qui est partiellement démembrée. La Révolution achève le morcellement, puis le pillage du château, des dépendances et des terres, devenus biens communaux. Les derniers vestiges sont démontés et vendus, à l’exception de 2 pans de murs qui, à la demande du Génie Maritime, vont longtemps servir d’amers pour la navigation sur la Touques.
De nombreux navires au mouillage seront coulés, la plupart de jour, en surface et au canon. Malgré de petits filets de protection dits «dérivants», il faudra attendre 1916 et la capture, le 5 avril, de l’UB 26 (commandé par l’Oberleutnant Wilhem Smiths) avec tout son équipage pour accélérer la prise de conscience. Ce sous-marin sera d’ailleurs ultérieurement renfloué, réparé par les chantiers Augustin Normand et reprendra du service dans la Marine Française sous le nom de «Roland Morillot». Le torpillage successif de 4 navires au mouillage décidera définitivement de l’installation d’un grand filet sous-marin fixe, barrant complètement la Baie de Seine. L’état-major de la Marine fait alors appel au CF Humphreys, promoteur de celui de Gris-Nez, qui commande le matériel à l’arsenal d’Harwich. Le filet et ses innombrables accessoires (bouées, corps morts, manilles, etc.) sont rapidement livrés et la pose commence, à l’aide de divers navires de servitude, dont la gabare «la girafe». Il comprend 4 branches, allant du phare de La Hève (Le Havre) jusqu’à Deauville, et mesure pas moins de 25000m, formant une redoutable toile d’araignée sous-marine. Cependant, l’intégrité du barrage dépendait de sa propre sécurité et, de part et d’autre de l’estuaire, des batteries sont installées. Au sud de l’estuaire, Bénerville, Cabourg et Ouistreham sont choisis. Quant au Mont Canisy, il verra implanter un camp sanitaire anglais en juin 1917. Cette base occupe une vaste surface et s’agrandit par la suite, jusqu’à devenir une petite ville, alimentée par sa propre voie de chemin de fer. Il peut absorber 15000 blessés et autant de convalescents. Quelques rares traces des bâtiments subsistent de nos jours, mais le cimetière de Tourgéville atteste encore du sacrifice consenti: Britanniques, Canadiens, Australiens, Sud-Africains, Indiens, victimes des combats ou de l’épidémie de grippe espagnole de 1918, reposent encore en terre normande. La première guerre terminée, des rapports militaires font état dès 1920 de projet d’implantation d’une batterie de 120mm sur le Mont Canisy et d’une batterie de 2 canons de 75mm à Deauville. Seul le coût du terrain, dans une ville déjà station balnéaire réputée, freine le projet. Ce n’est que le 5 février 1935 qu’il est décidé d’installer une batterie à Bénerville et une autre de 138 sur le Mont Canisy. Deux séries d’expropriations de parcelles sont prononcées pour permettre l’implantation de la batterie, l’une en août 1935 et l’autre en octobre 1936. Les travaux se déroulent rapidement et le tir d’essai a lieu le 23 novembre 1937. La batterie comprend un projecteur de recherche et 4 pièces de 138, modèle 1910, montées sur affûts modèle marine et protégés par des masques métalliques. La portée est de 18000m, avec une cadence de 3 coups à la minute. En juin 1940, à défaut d’avoir prouvé son efficacité, la batterie du Mont Canisy connaît une gloire éphémère. Le Capitaine de Vaisseau Lemonnier, chargé de défendre la Basse Seine, y installe son P.C. Mais le 14 juin, Paris est déclarée «ville ouverte» et la Marine évacue le Mont, après avoir saboté ses canons.
L’infanterie allemande occupe aussitôt le Mont, toutefois son artillerie est insuffisante pour interdire la navigation en baie de Seine. Disposées entre Cabourg et Trouville, sur des positions en terrassement ou faiblement bétonnées, ces batteries ne disposent que d’une faible portée, car équipées de 4 canons de 76mm russes et de 4 de 155mm français. En fait, le rôle de ces batteries régimentaires n’est pas d’atteindre des navires au large, mais de battre le rivage pour en interdire l’accès. Ces insuffisances sont palliées dès 1941 par l’installation de 3 batteries d’artillerie côtière, dont la seconde au Mont Canisy (2/HKAA 510).
Mais très rapidement, la forte présence aérienne anglaise va conduire les Allemands à quitter la surface pour chercher la sécurité sous terre et protéger les munitions lourdes. Ils entament le percement d’un tunnel souterrain à la côte –13 mètres. Il n’existe pas, à l’époque, de projectile capable de perforer une telle épaisseur de calcaire et de terre caillouteuse. Le travail est effectué au marteau pneumatique et à la pioche par des ouvriers requis, des STO et de très nombreux prisonniers de guerre, dans des conditions souvent inhumaines.
Un ingénieux système de drainage permet d’évacuer le ruissellement des eaux des nombreuses sources du Mont. Véritable embryon de ligne Siegfried, la forteresse du Mont Canisy sera l’objet de nombreux bombardements. Celui du dimanche de Pâques 1943 verra une bombe tomber juste sur l’entrée du petit tunnel et, en raison d’un important courant d’air, le feu se propagera dans le tunnel faisant plus de 40 morts. De par son importance, l’ouvrage recevra plusieurs visiteurs de marque, dont le maréchal Von Rundstedt et le général Rommel.
Après le récit de tant de fureurs belliqueuses, le calme de cette colline verdoyante plongeait les participants de l’Acoram dans les délices de la promenade bucolique. Désormais, le parc est devenu un havre de paix pour les oiseaux qui y nichent en abondance
. Les randonneurs y découvrent avec bonheur des variétés rares d’orchidées et c’est l’âme en paix qu’ils arrivent au promontoire dominant la mer. De son belvédère, on découvre la Côte Fleurie et la baie de Seine. A l’ouest, ce sont les marais de Blonville et de Villers, et le long ruban de plages qui remontent vers le Cotentin, avec les hauts lieux du débarquement: Sword,, Gold, Juno, Omaha, Utah.
Au nord, le port du Havre semble bien excité, avec son incessant balais de navires de toutes sortes, courant après des horizons lointains. Les subtiles couleurs d’un soleil mourant sur l’horizon achèveront d’envoûter les participants de cette belle journée
. Après 3 heures d’une promenade historique et pédagogique, il était temps de regagner « le port » et de mettre cap au nord par l’élégant Pont de Normandie.
Détente, convivialité, histoire, verdure et amitié, un grand moment Acoram ! Pour tout dire, une journée …béton!
N/B: Tous les renseignements historiques sont issus de la brochure très complète éditée par l‘association «Les Amis du Mont Canisy»et disponible pour 8 € à la mairie 14910 Bénerville-sur-mer. Télécharger le récit au format ACROBAT : Visite de la batterie de défense du Mont CANISY au nord de DEAUVILLE |
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